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II. — Mesures

i" Pour des mesures relatives, on prendra comme terme de comparaison un corps ou une solulion dont le coefficient d'aimantation est connu.

Si A est la ditFérence des lectures faites au micromètre pour une masse m du corps, A' le résultat d'une mesure faite avec une masse m' du corps de comparaison, A" la mesure lorsqu'on opère avec le tube de verre seul, K et Iv' les coefficients d'aimantation spécifique du corps à étudier et du corps de comparaison, le rapport de ces coefficients sera donné par la formule

A — A" Km

Cette formule, vraie dans le cas où les trois corps sont paramagnétiques, sera généralisée d'après la convention suivante : on considérera les différences telles que A comme positives quand il s'agira d'une attraction (corps paramagnétique), et comme négatives s'il s'agit d'une répulsion (corps diamagnétique). Par exemple, la différence A dans le cas de l'eau est négative.

Toutefois la formule précédente nest qu'approchée : la formule exacte doit en effet tenir compte du magnétisme de l'air.

2" Correction due au magnétisme de V air. Formule exacte. — Soient x', x" les susceptibilités en volume du corps de comparaison, supposé magnétique, et de l'air. Soient D' la densité du corps de comparaison et A une constante de l'appareil. En réalité, l'expression de la force, quand on opère avec le corps de comparaison, est

or

Lorsqu'on fait la mesure a\ec un corps paramagnétique de sus-

DÉTERMINATION DES CONSTANTES MAGNÉTIQUES. Sqi)

ceptibilité x et de densité D, la valeur réelle de la force est dans ce cas

d'où

Divisons les équations (4) et (3) membre à membre,

F y." / ^ \ ' ■''- '" K Ink ^D (m/ Â^^ÔT

Posons

C'est le rapport déterminé précédemment à l'aide de la formule (i). On a

T^-'-h-Kl?^-^)]^'^-

D'F' D'où, enfin, en remplaçant A par sa valeur tirée de l'équation (2)

( ' ) Il est inutile de faire cette approximation. En tirant — - et — ^7- des equa-

lions ( 3 ) et ( 4 ), et en divisant, on obtient aisément pour déterminer le rapport —,

l'équation exacte ( 6' ) :

qui est même plus simple que l'équation approchée ( 6). L'erreur qui résulte dans la pratique de l'emploi de cette dernière est d'ailleurs négligeable. Dans le cas où le corps de comparaison est l'eau, le coefficient numérique du terme correctif des

formules de la page 601 est ' — ■ = o,o3û avec la formule approchée el

— 0,041 avec la formule exacte.

(iVote des éditeurs. )

6oO ŒUVRES DE P. CURIE.

et le rapport -rr par sa valeur tirée de l'équation (5),

et, comme R'= =-/»

On prendra pour coefficient d'aimantation en volume de l'air x" la valeur o,o322. lo"" à 20" (' ).

3° Le corps de comparaison pourra être en particulier un corps bien défini tel que l'eau. — Dans ce cas, la différence A sera négative. Si le verre est, comme nous l'avons indiqué, diamagnétique, A'J sera également négatif. Ce sont les conditions que nous avons choisies pour l'emploi de l'appareil.

La formule générale (1), qui permet de connaître la valeur

approchée de -^ = /', devient donc :

Pour un corps paramagnétique

Pour un corps diamagné tique

— Al + A", K m'

formules dans lesquelles A,, A',, A'^ sont les valeurs numériques

particulières et absolues des différences observées dans l'expérience.

Comme d'ailleurs A', > A'^ en valeur absolue, il s'ensuivra que,

K pour un corps paramagnétique, /■ = —, = — /•, et, pour un corps

aiamagnetique, /= — = /■,, /■, étant une quantité positive.

Par suite également, la formule exacte générale (6) donnera (-) :

(') P. Curie, Annales de Chimie et de Physique, iSgS, p. S^/j. (-) Voir la note ('), p. 599.

DÉTKRMINATION DES CONSTANTES MAGNÉTIQUES. 6oi

a. Pour un corps faiblement magnétique

g°~'''['^o,;9^o,o3(MÏ^')j'

puisque x" pour l'air = o,o322. i o~^, et K. pour l'eau peut être pris égal à — 0.79. lo"" (' ) ; ou encore

b. Pour un corps diamagnétique

Pour l'application de ces diverses formules, il sera d'ailleurs facile et commode que les masses m et m' se rapportent à un même volume : pour cela, on remplira le tube de verre jusqu'à un trait de repère.

4° Pour des mesures absolues, on pourra admettre que le coefficient d'aimantation spécifique de l'eau a la valeur précédemment indiquée, — o.'-g.io"" à la température ordinaire, ce chiffre étant corrigé du magnétisme de l'air (2).

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