oo
On voit qu'entre i5" et 68" le produit KT est constant, les différences étant certainement de l'ordre de grandeur des erreurs
PUOl'niKTlis MAGNÉTIQUES DES CORPS. 283
possibles dans les observations. La valeur obtenue à 8 T' est un peu plus faible.
Voici de même une des séries d'expériences de M. Plessner (Tableau 111) sur le sulfate; de cofjalt en solution dans leau :
Tableau III.
t. K. aïo*. T, IvTio-<.
8,9 'iGoâa » 281,9 7^4
45,8 vï^oo 3576 3 18, 8 717
La troisième colonne donne les \aleurs de a calculées par l'auteur en combinant la détermination faite à la température ambiante (8°, 9), avec cliacune des autres déterminations. On voit que les \aleurs obtenues pour a sont de plus en plus petites à mesure que la température finale est plus élevée. La loi de variation n'est donc pas linéaire : K fonction de L donne une courbe convexe vers Taxe des températures.
Le produit KT peut être considéré comme constant pour les déterminations comprises entre 44°? 3 et 60^,9; mais, si l'on compare ce produit constant à celui obtenu à la température ambiante, on trouve une dillérence notable de 2 , 6 pour 100.
Les mêmes remarques peuvent être faites pour chacune des mesures de M. Plessner. D'après ces expériences, la loi de varialion K serait donc un peu plus rapide que la loi inverse de la température absolue ( ' ).
(') Je signalerai une remarque que je trouve dans le Mémoire de M. Plessner. Les solutions magnétiques étaient contenues dans une ampoule en verre, au milieu de laquelle se trouvait le réservoir d'un thermomètre à mercure. L'auteur a admis dans ses calculs que l'eau, le verre et le mercure avaient des propriétés diamagnétiques qui diminuaient en valeur absolue de la même façon que les propriétés magnétiques des sels magnétiques. Il estime que, si les propriétés diamagnétiques de ces corps étaient invariables, les valeurs qu'il a trouvées pour a seraient trop fortes en valeurs absolues de o,3 à 0,8 pour 100.
D'après mes expériences, l'eau et le mercure ont des propriétés diamagnétiques
284 CœiVRES DK p. CURIE.
Expériences avec le sulfate de protnxyde de fer. — J'ai fait quelques exjDériences avec ce sel magnétique en solution dans leau, dans des limites de température un [)eu plus étendues que celles employées par MM. Wiedemann et Plessner. Je n'ai fait que quelques essais, parce que mon appareil ne se prêtait pas à des mesures précises de température; cependant j'ai pu constater que la loi de variation est loin d'être linéaire et que la loi inverse de la température absolue convient, au moins en première approximation, pour représenter le phénomène.
La solution de sulfate de protoxjde de fer dans l'eau, préalablement purgée d'air, contenait 5,35 de sel anhydre et94,65 d'eau pour I oo de solution. On a calculé le coefficient d'aimantation spécifique K du sulfate anhydre en supposant que l'eau avait, à toute température dans la solution, un coefficient d'aimantation égal à (—0,79. io-«).
Les mesures sont faites à i5", 46" et 108".
t. 106 Iv. T. KTio«.
iT) 73 ,'3 3i 9 24 'OO
I oS . 63,2 38 I ^4 1 00
Le produit KT du coefficient d'aimantation par la température absolue est un nombre constant (').
En admettant la loi inverse de la température absolue, on a,
pour le sulfate de fer,
^ fi 24 200 Kio«'= ^ •
La valeur de la constante n'est pas très certaine.
invariables, et les propriétés diamagnétiques du verre augmenteat fortement avec la température, comme nous le verrons plus loin.
L'erreur possible signalée par M. Plessner existe donc réellement et est encore plus forte qu'il ne le prévoyait. La correction de cette cause d'erreur est de nature à diminuer l'écart existant entre les résultats des mesures et la loi inverse de la température absolue; toutefois je ne pense pas qu'elle soit suffisante pour amener un accord complet.
(') Pendant les expériences, il s'est formé un peu de peroxyde de fer, l'eau n'ayant probablement pas été parfaitement purgée d'air.
Expériences de M. Plessner sur Les sels magnétiques à l'état solide. — M. Plessner a encore étudié quelques sels à l'état solide, préalablement desséchés à 200**. J'ai calculé, d'après ces expériences, le produit KT du coeflîcient dainianlation par la température absolue. On trouve, par exemple, RT étant exprimé en unités arbitraires :
Pour le sulfate de manganèse
t 19°. 3 jt", 5 60", 6
KT ioi3 1018 101 3
Pour le sulfate de cobalt