‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 26 sur 160 · JANVIER · texte numérisé non relu

JANVIER

Air: Gai! gai I marions-nous.

Gai! gai! serrons nos rangs, Espérance De la France; Gai! gai! serrons nos rangs; En avant, Gaulois et Francs!

D'Attila suivant la voix,

Le barbare

Qu'elle égare, Vient une seconde fois Périr dans les champs gaulois.

Gai! gai! serrons nos rangs, Espérance De la France ; Gai! gai! serrons nos rangs; En avant, Gaulois et Francs!

Renonçant à ses naarais,

Le Cosaque,

Qui bivaque.

Croit, sur la foi des Anglais, Se loger dans nos palais.

Gai ! gai! serrons nos rangs,

Espérance

De la France; Gai ! gai ! serrons nos rangs, En avant, Gaulois et Francs!

Le Russe, toujours tremblant

Sous la neige

Qui l'assiège.

Las de pain noir et de gland.

Veut manger notre pain blanc.

Gai! gai! serrons nos rangs.

Espérance De la France;

Gai! irai! serrons nos rangs, En avant, Gaulois et Francs!

Ces vins que nous amassons

Pour les boire

A la victoire, Seraient bus par des Saxons!

Plus de vin, plus de chansons!

Gai! gai! serrons nos rangs,

Espérance

De la France; Gai! gai! serrons nos rangs; En avant, Gaulois et Francs!

l'our les Kalraoucks durs et laids Nos filles Sont trop gentilles, Nos femmes ont trop d'attraits.

Ah! que leurs fils soient Français!

Gai! gai! serrons nos rangs.

Espérance

Ue la France; Gai! gai! serrons nos rangs; En avant. Gaulois et Francs!

Quoi ! ces monuments chéris, Histoire De notre gloire; S'écrouleraient en débris!

Quoi ! les Prussiens à Paris!

Gai! gai! serrons nos rangs,

Espérance

De la France ; Gai ! gai ! serrons nos rangs; En avant, Gaulois et Francs!

Nobles Francs et bons Gaulois, La paix, si chère A la terre, Dans peu viendra sous vos toits Vous payer de tant d'exploits.

Gai! gai! serrons nos rangs,

Espérance

De la France; Gai! gai! serrons nos rangs; En avant. Gaulois et Francs!

FRETILLON.

Air : Ma commère, quand je danse.

Francs amis des bonnes filles, Vous connaissez Frétillon.

Ses charmes aux plus gentilles Ont fait baisser pavillon.

Ma Frétillon, [Bis.)

Cette fille

Qui frétille, N'a pourtant qu'un cotillon.

Deux fois elle eut équipage, Dentelles et diamants, Et deux fois mit tout en gage Pour quelques fripons d'amants.

Ma Frétillon,

Cette fille

Qui frétille.

Reste avec un cotillon.

Point de dame qui la vaille :

Cet hiver, dans son taudis, Couché presque sur la paille, Mes sens étaient engourdis; Ma Frétillon,

Cette fille

Qui frétille, Mit sur moi son cotillon.

Mais que vient-on de m'apprendre?

Quoi! le peu qui lui restait, Frétillon a pu le vendre Pour un fat qui la battait!

Ma Frétillon,

Cette fille

Qui frétille, A vendu son cotillon.

En chemise, à la croisée, Il lui faut tendre ses lacs.

A travers la toile usée Amour lorgne ses appas.

Ma Frétillon.

Cette fille Qui frétille, Est si bien sans cotillon !

Seigneurs, banquiers et notaires La feront encor briller ; Puis encor des mousquetaires Viendront la déshabiller.

Ma Frétillon, [Bis.]

Cette fille

Qui frétille, Mourra sans un cotillon !

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