‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 3 sur 160 · AU CAVEAU MODERNE · texte numérisé non relu

AU CAVEAU MODERNE

AïK : Tout le long de la rivière.

Au caveau je n'osais frapper; Des méchants m'avaient su tromper.

C'est presque un cercle académique, Me disait maint esprit caustique.

Riais, que vois-je! de bons amis Que rassemble un couvert bien mis.

Asseyez-vous, me dit la compagnie.

Non, non, ce n'est point comme à l'Académie, Ce n'est point comme à l'Académie.

Je me voyais, pendant un mois, Courant pour disputer les voix A des gens qu'appuierait le zèle D'un grand seigneur ou d'une belle;

Mais, faisant moitié du chemin, Vous m'accueillez le verre en main.

D'ici l'intrigue est à jamais bannie.

Non, non, ce n'est point comme à l'Académie,

Ce n'est point comme à l'Académie.

Toussant, crachant, faudra-t-il donc, Dans un discours superbe et long.

Dire : Quel honneur vous me faites!

Messieurs, vous êtes trop honnêtes; Ou quelque chose d'aussi fort?

niais que je m'effrayais à tort!

On peut ici montrer moins de génie.

Non, non, ce n'est point comme à l'Académie,

Ce n'est point comme à l'Académie.

Je croyais voir le président

Faire bailler en répondant

Que l'on vient de perdre un grand homme.

Que moi je le vaux. Dieu sait comme.

Mais ce président sans façon '

Ne pérore ici qu'en chanson :

Toujours trop tôt sa harangue est finie. Non, non, ce n'est point comme à l'Académie, Ce n'est point comme à l'Académie.

Admis enfin, aurai-je alors Pour tout esprit l'esprit de corps?

11 rend le bon sens, quoi qu'on dise, Solidaire de la sottise;

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