‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 35 sur 160 · François l · texte numérisé non relu

François l

Qui s'écriait à Pavie :

Tout est perdu, fors l'honneur!

Consolons par ce mot-là Ceux que le nombre accabla.

Mes amis, mes amis, Soyons de noire pays; Oui, soyons de notre pays.

Louis, dit-on. fut sensible ' Aux malheurs de ces guerriers Dont l'hiver le plus terrible A seul flétri les lauriers.

Près des lis qu'ils soutiendront, Ces lauriers reverdiront.

Mes amis, mes amis.

Soyons de notre pays; Oui, soyons de notre pays.

Enchaîné par la souffrance. Un roi fatal aux Anglais - A jadis sauvé la France Sans sortir de son palais.

On sait, quand il le faudra, Sur qui Louis s'appuiera'.

Mes amis, mes amis,

1. Les journaux du temps racontèrent que, sur une lettre du roi, l'empereur Alexandre avait promis de renvoyer en France tous les prisonniers faits sur nous dans la malheureuse campagne de Russie.

•2. Charles V, dit le Sage.

.3. Le roi avait dit, à Saint-Ouen, aux maréchaux Masséna, Mortier, Lefèvre, Ney, qu'il s'appuierait sur eux.

Soyons de notre pays; Oui, soyons de notre pays.

Redoutons l'anglomanie; Elle a déjà gâté tout.

N'allons point en Germanie Chercher les règles du goût.

N'empruntons à nos voisins Que leurs femmes et leurs vins

Mes amis, mes amis, Soyons de notre pays ; Oui, soyons de notre pays.

Notre gloire est sans seconde; Français, oii sont nos rivaux?

Nos plaisirs charment le monde, Éclairé par nos travaux.

Qu'il nous vienne un gai refrain.

Et voilà le monde en train !

Mes amis, mes amis.

Soyons de notre pnys; Oui, soyons de notre paj'S.

En servant notre patrie, Oîi se fixent pour toujours Les plaisirs et l'industrie, Les beaux-arts et les amours, Aimons, Louis le permet.

Tout ce qu'Henri Quatre aimait.

Mes amis, mes amis.

Soyons de notre pays; Oui, soyons de notre pays.

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