‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 45 sur 160 · CHANTÉE AU MARIAGE DE MON AMI B. WJLHEM · texte numérisé non relu

CHANTÉE AU MARIAGE DE MON AMI B. WJLHEM

Air : Eh ! le cœur à la danse.

Du célibat fidèle appui,

Je vois avec colère L'Amour essuyer aujourd'hui

Les larmes de son frère.

Grâces, talents et vertus, Ont droit à mille tributs;

Mais un célibataire Ne peut chanter des nœuds si doux :

On n'aura rien à faire

Chez de pareils époux.

Monsieur prend femme, c'est fort bien,

II la prend jeune et belle; Mais, comptant ses amis pour rien,

Monsieur la prend fidèle.

Il faudra dans cinquante ans Célébrer leurs feux constants.

Non, tout célibataire Ne peut chanter des nœuds si doux :

On n'aura rien à faire

Chez de pareils époux.

Morbleu! qui n'aurait de l'humeur En pensant que madame

DE BÈRAN'GER. lO*

De monsieur fera le bonheur I Bien qu'elle soit sa femme !

Jours de paix et nuits d'amour; Le diable y perdra son tour, Non, tout célibataire Ne peut chanter des nœuds si doux :

On n'aura rien à faire Chez de pareils époux.

Encor. si l'Amour avait pris

Une dîme en cachette!

3Iais le plus heureux des maris,

En quittant sa couchette, Demain se pavanera, Et les mains se frottera...

Non, tout célibataire Ne peut chanter des nœuds si doux :

On n'aura rien à faire

Chez de pareils époux.

Page 1