‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 5 sur 160 · LA GAUDRIOLE · texte numérisé non relu

LA GAUDRIOLE

Air : La bonne aventure.

Momus a pris pour adjoints

Des rimeurs d'école :

Des chansons en quatre points

Le froid nous désols.

Mirliton s'en est allé.

Ahl la muse de Collé,

C'est la gaudiiole, 0 gué.

C'est la gaudriole.

Moi. des sujets polissons

Le ton m'aiïriole.

Minerve dans mes chansons

Fait la cabriole.

De ma grand'mère. après tout.

Tartufes, je tiens le goût

De la gaudriole, 0 gué.

De la gaudriole.

Elle amusait à dix ans

Son maître d'école.

Des cordeliers gros plaisants

Elle fut l'idole.

Au prêtre qui l'exhortait, En mourant elle contait

Une gaudriole.

0 gué,

Une gaudriole.

C'était la régence alors;

Et, sans hyperbole, Grâce aux plus drôles de corps

La France était folle.

Tous les hommes plaisantaient, Et les femmes se prêtaient

A la gaudriole, 0 gué,

A la gaudriole.

On ne rit guère aujourd'hui.

Est-on moins frivole?

Trop de gloire nous a nuL;

Le plaisir s'envole.

Mais au Français attristé Qui peut rendre la gaieté?

C'est la gaudriole, 0 gué,

C'est la gaudriole.

Prudes, qui ne criez plus

Lorsqu'on vous viole, Pourquoi prendre un air confus

A chaque' parole?

Passez les mots aux rieurs :

Les plus gros sont les meilleurs

Pour la gaudriole, 0 gué.

Pour la gaudriole.

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