‹ ŒuvresChapitre 36 sur 165 · LE CHANT DU COSAQUE · texte numérisé non relu

LE CHANT DU COSAQUE

Air: Dis-moi, soldat, dis-moi, t'en souviens-tu?

Viens, mon coursier, noble ami du Cosaque,

Vole au signal des trompettes du Nord.

Prompt au pillage, intrépide à l'attaque,

Prête sous moi des ailes à la Mort.

L'or n'enrichit ni ton frein ni ta selle; y.

Mais attends tout du prix de mes exploits.

Hennis d'orgueil, ô mon coursier fidèle I / .

' Bis. Et foule aux pieds les peuples et les rois, l

La Paix, qui fuit, m'abandonne tes guides; La vieille Europe a perdu ses remparts. Viens de trésors combler mes mains avides; Viens reposer dans l'asile des arts.

Retourne boire à la Seine rebelle, Oij, tout sanglant, tu t'es lavé deux fois. Hennis d'orgueil, ô mon coursier fidèle ! Et foule aux pieds les peuples el les rois-

Gomme en un fort, princes, nobles et prêtres, Tous assiégés par des sujets souffrants, Nous ont crié ; Venez, soyez nos maîtres ; Nous serons serfs pour demeurer tyrans.

J'ai pris ma lance, et tous vont devant elle Humilier et le sceptre et la croix.

Hennis d'orgueil, ô mon coursier fidèle! Et foule aux pieds les peuples et les rois.

J'ai d'un géant vu le fantôme immense

Sur nos bivacs fixer un œil ardent.

11 s'écriait : mon règne recommence!

Et de sa hache il montrait l'Occident.

Du roi des Huns c'était l'ombre immortelle :

Fils d'Attila, j'obéis à sa voix.

Hennis d'orgueil, ô mon coursier fidèle!

Et foule aux pieds les peuples et les rois.

Tout cet éclat dont l'Europe est si fière, Tout cossavoir qui ne la défend pas, S'engloutira dans les fiots de poussière Qu'autour de moi vont soulever les pas. Efface, efi'ace, en ta course nouvelle,

DE lîI'.HANnP.R.

Temples, palais, mœurs, souvenirs ot lois. Honnis fi'orj::uoil, ù mon coursier fidèle! / , Et foule aux pieds les peuples et les rois, j

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