II. Ji
Il avait petit clmpcau Avec redingote grise.
Près d(î lui je me trouhhii; Il lue (lit: IJouJoiu, iii;i <-lièr(v IJunjour, ma cliere.
— Il vous a parlé, giaiuriiière!
Il vous a parle!
L'ail d'après, moi, pauvre femme, A Paris étant un jour, Je e vis avec sa cour :
Il se rendait à Notre-Dame.
Tous les cœurs étaient contents; On admirait son cortège.
Chacun disait: Quel beau temps!
Le ciel toujours le protège.
Son sourire était bien doux; D'un fils Dieu le rendait père, Le rendait père.
— Quel beau jour pour vous, grand'mèie!
QiuA beau jour pour \ous! »
Mais, quand la pauvre Cliam pagne Fut en proie aux étrangers, ^
Lui, bravant tous les dangers, Semblait seul tenir la campagne.
Un soir, tout comme aujourd'hui, J'entends frapper à la porte ; J'ouvre. Bon Dieu! c'était lui, Suivi d'une faible escorte.
Il s'assoit où me voilà, S'écrianl: Oh! quelle guerre!
1)1.; DKKANOHK. 18:J
Oh! (|m'llo i;uorro!
— Il s'est assis là, i^Mand'mèro!
Il s'est assis là!
.I"ai raiin, <lil-il; el bien vile .le sers piiiueUe el pain bis; Puis il sèche ses habits, Même ;i donuir le l'eu l'iiuile.
Au réveil, voyant mes pleurs :
11 me dit : Bonne espérance!
Je cours de tous ses malheurs Sous Paris venger la France.
Il part; et, comme un trésor.
J'ai depuis gardé son verre, Gardé son verre.
— Vous l'avez encor, grand'mère!
Vous l'avez encor !
Le voici. Mais à sa perte Le héros fut entraîné.
Lui, (pi'un pape a couioiiné, Hst mort dans une île déserte.
Longtemps aucun ne l'a cru :
On disait: il va paraître.
Par mer il est accouru; L'étranger va voir son maître.
Quand d'erreur on nous tira, IMa douleur fut bien amère!
Fut bien amère!
Dieu vous bénira, grand'mère.
Dieu vous bénira. {Bis.)