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Mors de mon oabinot, je. pourrais trouver vos raisons bonnes; ici elles ne sont que spécieuses. Je vous répète donc qu'il est impossible que j'autorise l'impression des chansons que vous défendez si bien.
coM. i':.
Ku ce cas, je prends mou parti. Jo les ferai imprimer en Hnllande, sous lo titre de Chansons que mon censeur n'a pas dû me passer.
LE CENSEUR
Je vous en retiens un exemplaire.
COLLÉ
Vous mériteriez que je vous les dédiasse.
LE CENSEUR
Vous pouvez les adresser mieux, vous, monsieur Collé, qui avez pour protecteur un prince de l'auguste maison dont vous avez si bien fait parler le héros.
COLLÉ
Que ne me protégc-t-il contre les censeurs ?
LE CENSEUR
Et contre les feuilles périodiques.
COLLÉ
Fn effet, elles sont la seconde plaie de la littérature.
LE CENSEUR
Quelle est la première, s'il vous plaît?
COLLÉ
Je vous le laisse à deviner, et cours chez l'imprimeur, qui m'attend.
LE CENSEUR
Un moment. Je sais que jour par jour vous écrivez ce que vous avez dit et fait. Ne vous avisez point de transcrire ainsi Qotre conversation.
COLLÉ
Vous n'y seriez point compromis.
LE CENSEUR
Bien ; mais un jour quoique écolier pourrait s'appuyer le vos arguments, et, à l'abri de votre nom, tenter de jus- LJfier...