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TROISIÈME PARTIE

de déclarer fausses et perverties toutes les institutions qui ne font pas faire un pas vers ce but providentiel. Le passé, le présent, l'avenir de la grande cité de Dieu, sont réglés par un code éternel, immuable, toujours le même, qui est le salut de tous.

Nous sommes plongés dans une atmosphère de révélation, si l'on peut parler ainsi. Le genre humain vit de révélation. Des hommes de la gentilité ont reçu le nom de prophètes.

Les objets ne sont peut-être pas tels que nos perceptions nous les représentent, mais ils sont l'occasion de telles représentations. Qu'importe? ne sommes-nous pas obligés de faire le monde ce qu'il doit être pour nous?

Nos sentiments sont des révélations ; lorsque cet ordre de révélation n'est plus nécessaire , nous n'avons plus besoin de sensations ; c'est l'autre vie. Ceci aura lieu jusqu'à la fin du monde, et la fin du monde elle-même ne sera peut-être que cela.

Maintenant une ère nouvelle commence, c'està-dire que nous demandons un autre grade dans la grande initiation qui dure depuis le commencement.

Si l'esprit humain ne rétrogradait jamais, la perfectibilité serait démontrée pour l'esprit humain, comme la succession de lâge pour l'homme. L'esprit humain n'aurait qu'à vivre, et non à se perfectionner.

33o PALINGÉNÉSIE SOCIALE.

Alors que deviendrait la liberté? alors que deviendrait l'obligation où est l'homine de se faire lui-même?

Et l'homme, s'il était infaillible, ne serait qu'un animal avec un haut instinct intellectuel; il serait sans mérite. Il faut qu'il parvienne en méritant à pouvoir se passer de mérite.

Ainsi la profondeur du dogme de la déchéance nous raconte la profondeur des dessenis de Dieu sur l'homme, et nous explique la nature humaine, comme le dogme de la réhabilitation nous explique son histoire en nous racontant la grandeur de ses destinées.

Or, et je ne fais que répéter ce que nous avons si souvent dit, l'esprit humain est toujours un, toujours identique à lui-même; la spontanéité ou la révélation, la succession ou l'histoire manifestent perpétuellement cette unité et cette identité.

Mais on ne peut parvenir à avoir le juste sentiment de cette unité et de cette identité qu'en remontant par les traditions au berceau cosmogoniquede la race humaine.

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