‹ ŒuvresChapitre 32 sur 175 · TOME III. G · texte numérisé non relu

TOME III. G

cle la pensée. Ceux qui ne craindront pas de s'y engager après moi verront bien vite que j'ai pris la partie la plus facile de la tâche, et qu'encore je m'y suis dispensé des plus grandes difficultés, ou plutôt que j'en ai été dispensé par la nature et la forme d'une épopée si nouvelle , et j'oserai dire par le fond même de mes idées. En un mot, je ne voulais ni ne pouvais faire un tableau dont le mérite fût l'exactitude des détails, mais tracer un dessin où l'on sentît la physionomie des contours. Je laisse aux autres tous les trésors de l'archéologie et d'une philologie profonde, trésors qui s'amassent pour tous et dont nul à présent ne pourra refuser l'usage.

Ces moyens s'offriront d'eux-mêmes, lorsque, plus tard , au sujet de l'histoire romaine, je voudrai produire une autre sorte de conviction.

Au reste, et il est bon de le dire dès à présent, si j'ai cru pouvoir me dispenser de tant de choses pour la restitution alexandrine de la fable d'Orphée, c'est que mon but était loin de consister dans ces choses.

Je placerai, à la tête du volume suivant, une addition à ces prolégomènes, où je pourrai mieux m'expliquer, pareeque le lecteur et moi-même nous serons mieux préparés pour nous entendre réciproquement.

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