‹ ŒuvresChapitre 89 sur 175 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

s'exerce le libre arbitre. Les substances vénéneuses se transforment, elles ne sont pas vénéneuses par la nature même de leurs éléments constitutifs, mais par une loi inconnue de leur organisation. Toutes les substances intellectuelles finiront par être bonnes , car il est dans la nature de la substance intellectuelle d'être bonne ; sans cette croyance , il serait trop facile de retomber dans le manichéisme, dans l'erreur déplorable de deux causes premières, rivales.

Les limites de la puissance de Dieu, et je suis encore obligé de m'excuser d'employer une telle expression , les limites de la puissance de Dieu sont l'ordre établi par Dieu même, la liberté des êtres intelligents, etc. Mais l'ordre amènera le bien et le beau. Il ramènera par la liberté des êtres intelligents , parcequ'une bonne loi ne peut avoir de mauvais résultats, parcequ'une loi générale ne peut contrarier les autres lois générales, parceque tout tend à l'harmonie, qui n'est que l'ordre dans le sens le plus élevé.

Dieu vit que tout était bien , et j'ai souvent occasion de rappeler ce texte de la Genèse; Dieu vit que tout était bien , cest-à-dire que tout était comme il fallait pour produire le bien, toutes choses, chacune dans sa nature.

Dieu fait entrer dans ses plans à-la-fois les jeux

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des organisations végétales , les instincts des animaux, qui peut-être sont mêlés cl un peu de liberté, qui, dans tous les cas, subissent des modifications par l'empire dominant de l'homme; enfin le libre arbitre de l'homme , et celui des intelligences pures.

L'ordre matériel est un emblème, un hiéroglyphe du monde spirituel. Les miracles émanent de l'ordre spirituel, sont une signification du monde spirituel, un emblème plus positif, un hiéroglyphe plus spirituel.

Pour connaître le but, il faudrait comprendre l'ordre et l'économie des desseins de Dieu.

Un théosophe a dit : « L'homme agit dans le temps et hors du temps; il peut produire, dans le temps, une action qui n'est physique ni dans sa cause ni dans ses eflèts. »

Quoi qu'il en soit, l'impénétrabilité de la matière, telle que nous la concevons, les qualités bonnes ou mauvaises qui paraissent lui être inhérentes, et par conséquent nécessaires, présentent une image de ce qu'on est convenu d'appeler la nécessité. Les organes plus rebelles ne sont qu'une nécessité plus forte et plus énergique; il ne s'ensuil pas la nécessité rigoureuse de la détermination. Il faut se reporter à la pensée de l'épreuve, de lépreuve graduelle et mesurée. Dans la Bible, Dieu se repent , Dieu retire ses condamnations. Dans

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