PREMIÈRE PARTIE
limité du genre humain, et sur l'unité de la langue humaine, deux unités identiques lune à l'autre : ainsi , lorsque nous aurons à parler des langues et des races, il sera toujours entendu que ces diversités laissent intacte la question, résolue par la Genèse, dune seule essence humaine.
Une foule de considérations importantes pourraient se rencontrer sur notre route, si^ nous voulions nous y arrêter. D'un côté, 1 étude des monuments géologiques nous montre une succession d'êtres animés, qui ont été entièrement détruits, et nous montre en même temps un progrès dans l'organisation de ces différentes espèces d'êtres animés, qui ont précédé l'homme sur la terre; d'un autre côté, l'inspection du fœtus humain, à ses différentes époques de développement, offre une analogie frappante avec cette succession d'êtres animés et avec ces progrès dans l'échelle de la vie. Chaque être, à mesure qu'il s'élève dans cette hiérarchie de l'organisation, présente les mêmes analogies avec ceux qui lui sont inférieurs; l'homme seul parcourt, avant de voir la lumière, tous les degrés , et rappelle ainsi à lui seul successivement , comme pour les compléter, tous les actes de la création des êtres qui vivent sur la terre, tels que
4o PALINGÉNÉSIE SOCIALE.
ces actes de la puissance divine sont émimérés dans la Genèse; lui seul enfin a reçu l'empreinte de la ressemblance du Créateur; et cette ressemblance sera définie et expliquée. De plus, dans les profondeurs du ciel, nous croyons remarquer avec nos télescopes des mondes à plusieurs âges d'existence ; les uns semblent encore se dégager dune vaste vase de lumière, pendant que d'autres, dans leurs ellipses accoutumées , ne roulent plus que des mondes éteints. Notre tour arrivera sans doute aussi. Un jour viendra, qui sera le dernier de cette terre; et cette grande catastrophe, cette immense agonie, qui frappera de stérilité un point de la création, ne sera pas même soupçonnée par quelques habitants des autres globes. Des milliers de créatures intelligentes et morales souffriront des maux étranges; et ces habitants des autres globes continueront de regarder avec indifférence le chétif météore perdu dans l'espace. Il sera cependant arrivé un grand événement dans le monde infini, à savoir que la manifestation de l'homme, dans le temps et sur la terre , aura cessé. Mais quels que soient les systèmes philosophiques que nous ayons embrassés, ou les croyances dans lesquelles nous soyons nés, toujours il est vrai de dire que la Genèse n'a reçu aucun démenti par nos découvertes modernes. La suite de nos méditations nous offrira ;in