LA RENCONTRE
1 el on voit Véclair croiser un éclair , Le train lancé frôle un train sur la voie.
Ne dirait-on pas deux oiseaux de proie En sens opposés se disputant Pair ?
N'est-ce pas Wilhelm emportant Lénore?
Si prompt qu'ait filé l'ardent météore,
En croupe après lui mon cœur s'est lancé.
Ah ! c'est qu'au passage , une lèvre fraîche M'a sournoisement décoché la flèche D'un sourire aigu dont je suis blessé !
Folle vision ! cruelle est ma joie !
Car^ dans ce sourire entré sous ma chair, Ce n'est pas l'espoir, ô fantôme cher, C'est l'adieu fatal que ta bouche envoie !
EN TRAIN EXPRESS. l$7