LE FER
IVécoIte aux sillons d'or, révolte au cœur humain, L'Idée est avancée , et la moisson est mûre.
Prends la tranchante faux, mets la sonore armure ; Laboureur et soldat, vous dormirez demain !
Pour Phomme et pour le fer le repos est souillure : Rouille, il ronge le soc; san.ç, il glace la main. Corps fauchés, blés coupés, couchez-vous sans murmure. Gerbes de l'avenir. Dieu vous glane en chemin!
Dans la chair et le sol, plonge-toi sans colère, Impassible instrument du duel séculaire; Car ton œuvre est bénie, ô fer étincelant !
Et quand, sous ton éclair, sonne l'enclume dure, L'Humanité tressaille, — oh ! comme si son flanc, Pour accoucher d'un monde , attendait ta blessure ! -
l6B LE9 MÉTAUX.