LE PLOMB
vJ vieux mangeur d'enfants, Minotaure-Satume, Tu baptisas le plomb, et tu l'as bien nommé ! N'est-il pas, comme toi, cet ogre taciturne, Toujours à jeun, toujours de chair fraîche affamé ?
L'homme a vécu. Le corps, cendre informe, est dans l'urne, Le couvercle de plomb sans bruit s'est refermé. Et le drame commence, à huis clos consommé.
Entre la chair défaite et son bourreau nocturne .
Sombre métal des morts, tu donnes le frisson ! Le doigt t'agace en vain, tu ne rends pas de son ; Tu tombes sans bondir, en masse inerte et flasque.
Ha ! celui que ton poids étou£fe est bien tenu. Puisque nul n'a fait trou dans ce rideauqui masque Le dénoûment de l'être au fond de l'inconnu.