‹ Œuvres poétiques.Chapitre 190 sur 235 · PIA · texte numérisé non relu

PIA

Our ce front agaçant ramenez votre mante.

Et, de grâce, priez d'un air moins précieux ; Imitez votre aïeule, et n'ôtez pas les yeux De ce missel doré que votre main tourmente.

C'est bean, l'encens qui monte en flots capricieux

Sous la nef que l'éclat des cierges diamante !

Mais, à travers l'encens, des regards curieux

Vous disent, — c'est très-laid : — Que vous ôtes charmante

Rentrez en votre cœur, tribunal d'onction.

Et livrez-vous, sans trouble et sans distraction,

Aux colloques divins, aux pieuses querelles.

Vous implorez l'Amour? Craignez le Dieu jaloux ! Si la foudre écrasait le temple ! Y soiigez-vous ? — i{ Je songe qu'au clocher nichent les tourterelles. »

DESPERATA

Vj le songe poignant et doux qui la captive ! LŒve ingénue, après qu'au fruit elle eut goûté, Tout affolée encor de sa faute furtive, Dut avoir ce regard d'amère volupté.

Ange et serpent, Dieu sait si vous avez lutté ! Mais ces fleurs l'ont grisée. Et la voilà pensive, Écoutant dans son âme, où nul secours n'arrive. Mourir le cri dolent que la chair a jeté.

Enfant, reviens à toi! Sur ces roses brisées. Aussi bien la nuit passe et verse ses rosées; Elle garde aux blessés des philtres inconnus ;

Une larme suffit pour qu'un bouton renaisse.

Mais toi, tu pleurerais mille ans sur ta jeunesse, Las ! je sais une fleur qui n'y fleurira plus.

2j8 FJGULINBS.

Page 1