‹ Œuvres poétiques.Chapitre 214 sur 235 · LA GRACE M'A TOUCHE · texte numérisé non relu

LA GRACE M'A TOUCHE

La grâce m'a touché ; je veux quitter le monde Et fsUre mon salut d'un cœur, simple et pieux. Pour an damaé de moins pensez si l'enfer gronde ! Le Malin me tient donc cent propos captieux :

— Si tu savais, mon cher, comme on s'ennuie aux cieux !

— Bon! je te vois venir, dis-je à l'esprit im monda.

— Là« fiéau du regard, la vieille femme abonde. -* Jeune, je l'aimai trop; soyez punis, mes yeux !

— Et quels saints ! Le gueux Labre= . .

— Ho ! moi je sui$ bonhomme!

— Cflcufin.. •

— Dégoûté ! le pur parfum dô Rome !

— LecliauflTeur Dominique...

— Hé ! ton rival, Satan !

DEKT41ERS SONNETS. idj

Loyola...

— Dans son genre un Cénr, mmiis le glaive.

Va donc au piel !

— J'y vais.

— Un mot encore.

— Achève.

Louis Veuillot s'y trouve !

— Ah ! tu m'en diras tam !

268 DERNIERS SONKETS.

RERUM SAPIENTJIA

Ami,

bien que l'hiver ait neigé sur nos têtes, N'accusons pas le sort d'être cruel pour nous: De nos cerreaux, où Page apaise les tempêtes. Le sang revient au cœur en mouvements plus doux;

Le plaisir sans remords nous convie à ses fêtes. Et la sainte amitié, pure d'excès jaloux, Réserve à nos transports ses pudeurs pour conquêtes. Mais, sages d'aujourd'hui, soyons cléments aux foas :

Gardons-nous d'imiter ces repentis moroses Dont le regard gourmande et dont la voix défend. Papillons énervés qui s'en prennent aux roses;

N'effrayons pas l'Amour; et que le tendre enfant. Par Glycère éconduit, nous recherche en ses peines. Comme on cherche en été la fraîcheur des vieux chênes.

DERNIERS SONNETS. UÔÇ

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