‹ Œuvres poétiques.Chapitre 227 sur 235 · FABLE · texte numérisé non relu

FABLE

LJans la cage natale où vivent ses parents^ J'ai voulu marier ma petite serine.

Des vertus de Pépoux j'ai les plus sûrs garants ; Puis les vieux là dedans mettront la discipline.

Le premier jour, le mâle a pris piteuse mine, Gêné quMl est; je crois, par le regard des grands ; A la longue — on se Tait à tout, môme aux tyrans — Il se laisse être heureux ; sa mie est si câline!

O bonheur ! un matin, voilà trois œufs pondus ;

Alors, bruit d'aile, assaut de bec, cris éperdus !

Bref,; les œufs sont éclos ; — mais voyez quel esclandre !

La douce belle-mèrq a mis en sang son gendre.

Et le charmant beau-père a tué les petits.

— Diable 1 }e les avais pourtant bisn assortis!

Page 1