‹ Œuvres poétiques.Chapitre 5 sur 235 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

IN on ^ je n'^i pas tiré des sables de PAsie Le saphir translucide aux prismes constellés ; Mais le long des sentiers où va ma fantaisie , Des cailloux scintillaient , je les ai ciselés.

Dans un écrin splendide , et de forme choisie , Un fin joaillier les a, par caprice, étalés ; Grâce à lui^ les voilà si bien dissimulés, Qu'on les 'croirait — de loin — perles de poésie.

Veux-tu les rendre tels, même aux yeux prévenus? Dis qu'ils furent trouvés sur des bords inconnus, Dans un tombeau gardé par certaine couleuvre;

Et qu'il est constaté par un vieux manuscrit Que le sage ignoré dont Fart les mit en œuvre Est mort un siècle avant Père de Jésus-Christ.

PASTEtS ET MIGNARDISES.

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