‹ Œuvres poétiques.Chapitre 50 sur 235 · CHEZ L'HOTESSE · texte numérisé non relu

CHEZ L'HOTESSE

Jbntrons. L'enclos est sombre, etPhôtesse est gentille. Le soleil déjà touche au zénith radieux; L'air est brûlant d'ivresse, et de la terre aux cieux Un doux bruissement comme un baiser pétille.

O Nature ! O Beauté ! Forme où le Dieu fourmille ! Que ne puls-je , épuisant ton sein délicieux , T'enlacer tout entière en mes bras furieux, Comme entre mes deux mains ce front de jeune fille !

Si l'Amour est la vie, ah ! je suis immortel !

S'éteindre quand l'encens a dévoré l'autel ,

Non, ce n'est pas mourir ! Beau trépas, je t'espère !

L'hôtesse avait souri de ce transport divin ; Mais, tandis qu'à la ronde elle verse le vin. Une larme a glissé de ses yeux dans mon verre.

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