CHEZ L'HOTESSE
Jbntrons. L'enclos est sombre, etPhôtesse est gentille. Le soleil déjà touche au zénith radieux; L'air est brûlant d'ivresse, et de la terre aux cieux Un doux bruissement comme un baiser pétille.
O Nature ! O Beauté ! Forme où le Dieu fourmille ! Que ne puls-je , épuisant ton sein délicieux , T'enlacer tout entière en mes bras furieux, Comme entre mes deux mains ce front de jeune fille !
Si l'Amour est la vie, ah ! je suis immortel !
S'éteindre quand l'encens a dévoré l'autel ,
Non, ce n'est pas mourir ! Beau trépas, je t'espère !
L'hôtesse avait souri de ce transport divin ; Mais, tandis qu'à la ronde elle verse le vin. Une larme a glissé de ses yeux dans mon verre.