‹ Œuvres poétiques.Chapitre 91 sur 235 · UN GRAND PEUT-ETRE · texte numérisé non relu

UN GRAND PEUT-ETRE

Le sein ! l'enfant l'ignore aussitôt que sevré y Cependant que du lait la force en lui demeure. Ainsi , du corps d'hier fraîchement délivré , Peut-être ai-je oublié ma vie antérieure.

Je vis : donc j'ai vécu ! Je meurs : donc je vivrai ! Épuiserais-je tout dans un réveil d'une heure? Et mon Père infini m'aurait-il fait un leurre • De la soif d'infini dont je suis dévoré?

Dans CCS migrations où j'emporte sans trêve Ton âme altière, Adam î ta chair folle, 6 belle Eve ! Je vous sens moins rivaux en moi de jour en jour,

Et (k)mme en un creuset l'alliage s'épure , Chaque fois qu'au tombeau je vous jette souillure, Du berceau qui vous rend je vous dégage amour.

ÉPHÉMÈRES. Ht

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