‹ Œuvres poétiquesChapitre 100 sur 140 · LES DERNIERS BEAUX JOURS · texte numérisé non relu

LES DERNIERS BEAUX JOURS

Quand, l'été, rejoignant avril,

A pris le chemin de l'exil,

Quand les bois qui bordent la plaine

Se nuancent de ])0urpre et d'or,

Que j'aime cette heure incertaine

Où la nuit est déjà prochaine,

Où le jour est brillant encor î

Le soleil jette à la colline

Déplus purs, de plus doux rayons.

Et sa lumière qui décline

Caresse, enfuyant, les sillons.

A son reflet tout s'illumine :

L'astre, près de s'évanouir.

Du ciel épanche sur le monde Une sérénité profonde ; Il éclaire sans éblouir.

De ces derniers beaux jours d'automne l/éclat mourant et monotone

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