LES DERNIERS BEAUX JOURS
Quand, l'été, rejoignant avril,
A pris le chemin de l'exil,
Quand les bois qui bordent la plaine
Se nuancent de ])0urpre et d'or,
Que j'aime cette heure incertaine
Où la nuit est déjà prochaine,
Où le jour est brillant encor î
Le soleil jette à la colline
Déplus purs, de plus doux rayons.
Et sa lumière qui décline
Caresse, enfuyant, les sillons.
A son reflet tout s'illumine :
L'astre, près de s'évanouir.
Du ciel épanche sur le monde Une sérénité profonde ; Il éclaire sans éblouir.
De ces derniers beaux jours d'automne l/éclat mourant et monotone