‹ Œuvres poétiquesChapitre 18 sur 140 · SCENE PREMIERE TIBURCE, SALOMÉ · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE TIBURCE, SALOMÉ

J'abuse, Salomé, du droit que me confère L'amour impatient que je porte à mon frère, Et je viens saluer, indiscret visiteur.

Mon cher Valérien et Cécile ma sœur.

Reposent-ils cncor? Ta maîtresse et ton maître A leur foyer sitôt daigneront-ils m 'admettre ?

SALOMÉ

Ma maîtresse, seigneur, heureuse de vous voir,

ISans doute va venir ici vous recevoir. Mais son époux, courant où le devoir l'appelle, 1"" "■■■'•"

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TIMURCE

Sorti ! ( Aimmout ? mon frère ! Est-il si matinal ? Serait-il déjà las du foyer nuptial ?

Quelle Divinité de son bonheur jalouse L'a pu faire sitôt quitter sa jeune épouse ?

Je ne saurais, seigneur, vous dire que cela. Interrogez Cécile, elle vous répondra.

Ce silenciî allecté voile quelque mystère ;

Il m'étonne et m'émeut. Je tremble pour mon frère.

Aurait-il des secrets que je ne connais pas?

Je le saurai bientôt. — Qui porte ici ses pas ?

Eh quoi ! c'est vous, Sextus !

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