‹ Œuvres poétiquesChapitre 90 sur 140 · I.E PARALYTIQUE · texte numérisé non relu

I.E PARALYTIQUE

Au fond de sa triste demeure, Le villageois est étendu.

Infirme et languissant, il pleure Ses bras morts et son gain perdu.

Cette main vaillante et virile, Qui travaillait les champs vaincus, A son côté pend inutile :

Les champs ne la connaissent plus.

Ses yeux se remplissent de larmes.

Tandis qu'il regarde de loin Ses chers outils, rustiques armes.

Qui gisent rouilles dans un coin.

Ces vieux amis semblent lui dire :

« Maître, pourquoi nous laissez-vous ?

N'étiez-vous pas content de nous ? »

Et son pauvre cœur se déchire.

LP: l'.VRALYTioUK 207

Sèche tes pleurs, brave vieillard.

Quand vient le soir, on se repose.

Va, le maître de toute chose Saura bien te rendre ta part.

i\e pleure pas ton héritage Sans culture, et tes bras perclus.

Ces bras qui ne travaillent plus Te rapporteront davantage.

La maladie est un trésor Pour qui la supporte avec joie.

Aux yeux de celui qui l'envoie, Souffrir, c'est travailler encor.

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