‹ Œuvres poétiquesChapitre 97 sur 140 · LE VE\T · texte numérisé non relu

LE VE\T

Quand lu nuit sombre étend ses voiles sur la plaine, J'aime à prêter Toreille au murmure du vent, Souffle mystérieux qui, tantôt, s'élevant, Gronde, éclate, et tantôt comme un soupir se traîne,

Quelquefois, il est doux comme un chant de sirène ; Comme une voix plaintive il gémit plus souvent. On croirait, à l'entendre, ouïr une âme en peine Pleurant sous les arceaux hrisés d'un vieux couvent.

D'où vient-il ? on ne sait. Où va-t-il ? on l'ignore. Il court du nord au sud, du couchant à l'aurore ; Il soufflera demain s'il se tiiit aujourd'hui.

Comme le temps, il passe, emportant toute chose, L'orgueil du chêne altier, le parfum de la rose. Et jusqu'à ces accents où je parle de lui !

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