‹ Œuvres poétiques (volume 2)Chapitre 13 sur 69 · NAÏ · texte numérisé non relu

NAÏ

A des travaux affreux Lucine nous condamne.

DAPHNIS

Il est bien doux alors d'être chère à Diane.

NAÏS

Quelle beauté survit à ces rudes combats?

DAPHNIS

Une mère y recueille une beauté nouvelle :

Des enfants adorés feront tous tes appas ;

Tu brilleras en eux d'une splendeur plus belle.

NAÏS

Mais, tes vœux écoutés, quel en serait le prix?

DAPHNIS

Tout : mes troupeaux, mes bois et ma belle prairie j Un jardin grand et riche, une maison jolie, Un bercail spacieux pour tes chères brebis; Enfin, tu me diras ce qui pourra te plaire; Je jure de quitter tout pour te satisfaire : Tout pour toi sera fait aussitôt qu'entrepris.

NAÏS

Mon père...

• Oh ! s'il n'est plus que lui qui te retienne. Il approuvera tout dès qu'il saura mon nom.

NAÏS

Quelquefois il suffit que le nom seul prévienne : Quel est ton nom?

DAPHNIS

Daphnis, mon père est Palémon.

Il est vrai, ta famille est égale à la mienne.

DAPHNIS

Rien n'éloigne donc plus cette douce union.

nàïs.

Montre-les-moi, ces bois qui seront mon partage.

DAPHM?.

Viens; c'est à ces cyprès de leurs fleurs couronnés.

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