‹ Œuvres poétiquesChapitre 116 sur 121 · STROPHE II · texte numérisé non relu

STROPHE II

Que tant d'opprimés expirants Aillent aux cieux enfin réveiller le supplice;

Que sur ces monstres dévorants

Son bras d'airain s'appesantisse; Qu'ils tombent! à l'instant vois-tu leurs noms flétris, Par le peuple vénal leurs cadavres meurtris. Et pour jamais transmise à la publique ivresse

Ta louange avec leur bassesse?

Mais, si Mars est pour eux, leurs vertus, leurs bienfaits,

Sont bénis de la terre entière.

Tout s'obscurcit auprès de la splendeur guerrière; Elle éblouit les jeux, et sur les noirs forfaits

Etend un voile de lumière.

Page 1