STROPHE II
Que tant d'opprimés expirants Aillent aux cieux enfin réveiller le supplice;
Que sur ces monstres dévorants
Son bras d'airain s'appesantisse; Qu'ils tombent! à l'instant vois-tu leurs noms flétris, Par le peuple vénal leurs cadavres meurtris. Et pour jamais transmise à la publique ivresse
Ta louange avec leur bassesse?
Mais, si Mars est pour eux, leurs vertus, leurs bienfaits,
Sont bénis de la terre entière.
Tout s'obscurcit auprès de la splendeur guerrière; Elle éblouit les jeux, et sur les noirs forfaits
Etend un voile de lumière.