LE PASSE
Oublieras-tu les heures heureuses que nous ensevelissions dans les doux berceaux de l'Amour, entassant sur leurs cadavres refroidis des fleurs et des feuilles en guise de terre ? Fleurs qui étaient les joies évanouies, et feuilles, les espérances qui restent encore.
Oublier les morts, le passé ? Oh ! il y a pourtant des spectres qui peuvent se venger de cet oubli ! Souvenirs, qui font du cœur une tombe, regrets qui glissent à travers le crépuscule de l'esprit, et dans leurs chuchotements de spectres disent que la joie une fois perdue est douleur.