LES PIGEONS
De malheureux pigeons lassés de Tc^lavage
Résolurent un jour de fuir du colombier.
Le joug qu'on nous impose est un joug meurtrier,
Disaient-ils. Qui pourrait l'endurer davantage.
De nos fils chaque année on nous prend les plus beaux,
Les lits de nos apiours deviennent leurs tombeaux.
Le temps revient où la nature
Nous accorde progéniture ;
Sauvons-la d'un maître cruel.
Et cherchons dans les bois une retraite sûre
Sous la voûte libre du ciel.
Cet avis prévalut. La tribu tout entière S'envola sur-le-champ vers des destins nouveaux. Des chênes aux grands bras, des pins à cime altière, Dçs rochers suspendus au bord d'une rivière.
Reçurent de Cypris les timides oiçeaux.