‹ Œuvres poétiquesChapitre 82 sur 96 · LE GOUT NATUREL DES ANES · texte numérisé non relu

LE GOUT NATUREL DES ANES

Trouvant d*un beau jardin la porte grande ouverte, L'âne y fit du dégât moins*tiue vous ne croiriez. 11 foula bien quelques fleurs sous ses pieds En traversant une pelouse verte ; Hais de là, suivant son chemin, Il épargna le berceau de jasmin, Ne vit point les œillets et dédaigna les roses. Qu'est-ce pour un baudet que ces divines choses ? Le nôtre avait vu de bien loin Des herbes sales en un coin ; Des fttmiers du jardin c'était le réceptacle. Pour son goût naturel quel attrayant spectacle ! U laissait rherbe fine et courait aux chardons.' ' Ainsi mon voisin Jean court après nos Pradons.

Page 1