‹ Œuvres poétiques de André Chénier (volume 2)Chapitre 45 sur 118 · I. ERICHTON · texte numérisé non relu

I. ERICHTON

J'apprends, pour disputer un prix si glorieux. Le bel art d'Érichton, mortel prodigieux

Qui sur l'herbe glissante, en longs anneaux mobiles.

Jadis homme et serpent, traînait ses pieds agiles.

Élevé sur un axe, Érichton le premier

AlUX liens du timon attacha le coursier,

Et vainqueur, près des mers, sur les sables arides,

Fit voler à grand bruit les quadriges rapides.

Le Lapithe hardi, dans ses jeux turbulents,

Le premier, des coursiers osa presser les flancs.

Sous lui, dans un long cercle achevant leur carrière,

[Is surent aux liens livrer leur tête altière,

Blanchir un frein d'écume, et, légers, bondissants,

\giter, mesurer leurs pas retentissants.

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