POESIE
Oui, jusque dans sa robe et l.e contour de lin
Que presse la ceinture au-dess >us de son sein,
Sans avoir son aveu, ta bouche pétulante
A cherché la fraîcheur de sa gorge naissante.
Sur les deux ramiers blancs le vautour indompté,
Sur les deux ramiers blancs il s'est précipité,
Les deux oiseaux jumeaux qu'un même nid rassemble.
Qui se cachent tous deux, qui s'élèvent ensemble.
Dont le bec est de rose, et que l'œil plein d'ardeur.
Poursuit, touche de loin, et qui troublent le cœur.
Sa robe au gré du vent derrière elle flottante.
En replis ondoyants mollement frémissante.
S'insinue, et la presse, et laisse voir aux yeux
De ses genoux charmants les contours gracieux.
Non ; même sans chercher d'amoureuses promesses. Sans vouloir de Vénus connaître les caresses, D'être belle toujours vous prenez quelques soins ; Vous voulez plaire même à qui vous plaît le moins. O chaste déité qu'adore le Pirée, Tu jettes l'instrument, fils de ta main sacrée, Tu brises cette flûte où, pour charmer les Dieux, Respire en sons légers ton souffle harmonieux ; Tu rougis de la voir dans une onde fidèle Altérer la beauté de ta joue immortelle.