‹ Œuvres poétiques de André ChénierChapitre 60 sur 88 · A LA LOUANGE DE M'^ COSWAY · texte numérisé non relu

A LA LOUANGE DE M'^ COSWAY

Pall Mail, London.

Senna e Tamigi, unité al fine sorelJe, D'Amo la figlia ammirano, aurea lira

Cui diè il Febo toscan ; cui lasciô Apelle

Vivo pennel per cui la tela spira ;

Che dolce canta, e sulle chiavicelle

La dotta mano, o sulle corde gira.

Tue son le muse, o Coswai, in Pindo amr.tr ,

Tu grata a Senna, a Tamigi tu grata.

TRADUCTION

La Seine et la Tamise, ces deux sœurs, s'unisseiit enfin pour admirer la fille de l'Arno, à qui le Phébus toscan donna une lyre d'or, à qui Apelle légua ce vivant pinceau qui fait respirer la toile ; dont le chant est doux, et dont la main savante se promène sur le clavecin ou sur les cordes sonores. Tu es agréée des Muses, ô Cosway, aimée sur le Pinde, chère à la Seine et chère à la Tamise.

(Trad. B de F.)

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