‹ Œuvres poétiques de M.-C. de Buttet (volume 2)Chapitre 2 sur 46 · AVERTISSEMENT C · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT C

façon être comprise dans notre réimpression des Œuvres poétiques, sous peine d'en désorganiser tout à fait l'ensemble et d'en dénaturer le caractère. Il est possible que nous fassions plus tard une réimpression séparée et complète de ce beau poème en sonnets. On ne s'étonnera pas que M. Paul Lacroix, qui avait emprunté pour sa Notice beaucoup de citations qu'on ne trouve que dans la troisième édition de VAmalthée, ait toujours cité cette édition, ainsi que l'édition originale des Œuvres poétiques de Marc-Claude de Buttet, de préférence à notre réimpression, dans laquelle il a fallu coordonner autrement les vers du poète.

On sait, par le témoignage d'Etienne Pasquier, que Marc-Claude de Buttet est le premier qui ait fait des vers français sapphiques, c'est-à-dire mesurés par longues et par brèves à l'imitation des vers latins, mais on ne rencontre, néanmoins, dans ses Œuvres poétiques, qu'une seule pièce de vers de ce genre, adressée à Jean d'Aurat.

On sait aussi que Marc-Claude de Buttet, ami du grammairien Jacques Peleiier, du poète Guillaume des Autels, et d'autres qui voulaient réformer l'orthographe, avait adopté radicalement le système orthographique de ses amis ; nous avons donc conservé", à titre de curiosité grammaticale et littéraire, cette orthographe étrange et parfois monstrueuse, en y ajoutant toutefois, comme dans toutes nos réimpressions des textes du XVI^ siècle, quelques accents indispensables à l'intelligence de ces textes, et en ne laissant pas les v et les j se confondre avec les i et les u, légère concession qui nous semble exigée par l'usage de notre temps.

Nous croyons que Marc-Claude de Buttet ne serait

cl AVERTISSEMENT

pas tombé dans l'oubli, avec Guillaume des Autels et Jacques Peletier, s'il avait donné à ses poésies une orthographe moins anormale, et s'il ne s'était pas, à cet égard, retranché lui-même du groupe de la Pléiade, dans laquelle son esprit et son talent lui donnaient droit d'entrer sous les auspices de Guillaume du Bellay et de Pierre de Ronsard.

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