A SA LYRE
Si la mort ne m'envoie boire Uohli trop tôt, doré ivoire.
Je te promets mander ton chant Deslà où le jour prend sa gloire.
Jusqu'où Tethis le va cachant,
Puis, guerrier courant aux allarmes, Avecques ses ardans gendarmes.
Je camper ei Berol veincueur; Mais or j'écri de vaines larmes L'assaut qu'Amour donne à mon cueur
Ja Ronsard fet bruire hautene En France la harpe Thebene, Et, pour chanter l'honneur des rois, Reçoit la trouppe Aoniene Dedans son heureux Vandomois.
Et ja, sur la rive Latine, Dubellai, la gloire Angivine,
Le Tybre étonné a rendu.
Au luth à la corde argentine, Du bel olivier dépendu.
A moi, avant que je revienne^ De l'amoureuse Lesbienne Orné du beau myrte ombrageux, En ma terre Savoisienne Premier Rapporterai les jeux.
KEPAS AMAA0EIAS.
DE ILLUSTRISSIME ALLOBROGUM DUClS