‹ Œuvres poétiquesChapitre 132 sur 145 · EN DUEL · texte numérisé non relu

EN DUEL

Sire,

Les vers que Votre Majesté vient de lire 1 passeront, s'il lui plaît, pour un très-humble remercîment de la promesse qu'elle m'a faite de ne donner jamais d'abolition à ceux qui ont assassiné mon hls. Une bonté médiocre se fût contentée de me l'avoir dit une fois. La vôtre, qui, en l'amour de la justice et en la haine des crimes, n'est semblable qu'à soi-même, après me l'avoir réitéré, y voulut encore ajouter ce favorable commandement, que je travaillasse à faire prendre les meurtriers, et que je ne me souciasse point du demeurant. Il me semble lien, sire, que des paroles prononcées de la bouche d'un roi, le plus grand et le

1. Cette lettre était apparemment précédée de l'ode VIII : Doue un nouveau labeur à tes armes s'apprêto.

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