‹ Œuvres poétiquesChapitre 58 sur 145 · OD · texte numérisé non relu

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Quoi :ue notre folble pouvoir

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Oh' COB . rs aura

l200 OEUVRES POÉTIQUES DE MALHERBE.

La gent qui porte le turban !

Que de sang rougira les fleuves Qui lavent les pieds du Liban !

Que le Bosphore en ses deux rives Aura de Sultanes captives!

Et que de mères, à Memphis, En pleurant diront la vaillance De son courage et de sa lance, Aux funérailles de leurs fils î

Cependant notre grand Alcide,

Amolli parmi vos appas,

Perdra la fureur qui sans bride

L'emporte à chercher le trépas;

Et cette valeur indomptée,

De qui l'honneur est l'Eurysthée »,

Puisque rien n'a su l'obliger

A ne nous donner plus d'alarmes,

Au moins pour épargner vos larmes,

Aura peur de nous affliger.

Si l'espoir qu'aux bouches des hommes Nos beaux faits seront récités, Est l'aiguillon par qui nous somme?

Dans les hasards précipités ;

1. L'Enrystliée, c'est-à-dire le mobile. Eurysthée imposa à Ilcrcul les épreuves dont le héros sortit victorieux.

ODES

Lui. de qui la L'ioir- Par Lei

il tait ouïr Qui 1.' .-H est un UfTO,

de rifi S'il n«' vit pour i lirî

(Ju'il lui sufii-1 que Y\- •lit- par tant de tomb -er voir igné,

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DU FIKU1\

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: qu'il faut qu'à

arbitre de *'*s plal

Quoi qu'il uVn lliei

Lu. Q1 connu-

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Mais d'aller plus à ces batailles, Où tonnent les foudres d'enfer, Et lutter contre des murailles, D'où pleuvent la flamme et le fer, Puisqu'il sait qu'en ses destinées Les nôtres seront terminées, Et qu'après lui notre discord N'aura plus qui dompte sa rage, N'est-ce pas nous rendre au naufrage Après nous avoir mis à bord?

Cet Achille, de qui la pfqu?

Faisoit aux braves d'Ilion La terreur que fait en Afrique Aux troupeaux l'assaut d'un lion, Bien que sa mère eût à ses armes Ajouté la force des charme,?, Quand les Destins l'eurent permis, N'eut-il pas sa trame coupée De la moins redoutable épée Qui fût parmi ses ennemis ?

Les Parques d'une même soie Ne dévident pas tous nos jours; Ni toujours par semblable voie Ne font les planètes leur cours; Quoi que promette la fortune, A la fin, quand on l'importune,

Ma

Ce qu'elle avor

Tomb" du fait»' au pr-

Et pour l'avi.ir tOdjOW ice

Il lu faut toujours référer*

Je sais bien que sa Carmagnole1 Devant lui B6 repi rit

Telle qu'une plaintiv.

\ . DITOUI sollicitant.

i:t 1 Invite | prendre pour elle Que légitime qu i

Mali "it-il vouloir que pour lui Nous ayons toujours le teint Cep-Miilant qu'il tente lui-' Ce qu'il p»»ut fur ■• par autrui?

Si vos vimjx sont toute sa br i

Et vous la

pt'ut-ii paa languir

En lap

I t cornmi'ttre aux dur -es

ites ces âmes rel \- '•••-,

Dfalk i ks d*J

Porter ixî

L Le roi ''Uil en ce moment en gurre arec le doc It Safoie, an ««jet I ■iiquiiil de Saluer», d^nt Carmafnole l t u.o.

Apollon n'a point de mystère, Et sont profanes ses chansons, ' Ou, devant que le Sagittaire Deux fois ramène les glaçons.

Le succès de leurs entreprises, De qui deux provinces conquises Ont déjà fait preuve à leur dan, Favorisé de la victoire, Changera la fable en histoire De Phaéton en l'Éridan l,

Nice, payant avecque honte Un siège autrefois repoussé a, Cessera de nous mettre en compte Barberousse qu'elle a chassé; Guise en ses murailles forcées Remettra les bornes passées Qu'avoit notre empire marin ; Et Soissons, fatal aux superbes, Fera chercher parmi les herbes En quelle place fut Turin.

1. La Bresse et la Savoie furent conquises en 1G00, la première pat Biron, la seconde par Lesdiguières.

2. En 1543, du 10 août au 8 septembre, Nice avait été inutileraoat assiégée par une armée française, que secondait une flotte turque.

SI R L'ATTl VI AT COMMIS

Il H PIMSOHI DE HENRI Ll (.UNO Il 10 DiciMim 1605'

(ICO")

Qm fi ï r- . races fatoi

- quelquefois qd rrtl dfi

Vou^ récite l6f aventir h-- nos iboniDabtoi jours?

Lire. ML'ir de honte,

• notrv irn[ monte

1 t Le lundi 10 décembre 1005, dit l'Batoile. comme le rot riTcuul de la cnaaee pastoit à cheval sur le pont Neuf, environ lee cinq heure» da •Oir. m rencontra an fou qui, avant un poignard nu «ou» ton manteau, : en offenser Sa \laj«»t4, et l'ayant aaiai par le derrière de aoa j, que le roi avoit agrafé, le eecoua aaaei longtemps, Joaquea à ce , acmn étant accouru au tecoura, étant pria et interrogé aux co qui!

f .^u'il voulait tuer le roi, pour ce qu'il lui d*tenoit inju»-

ttmeot ton bien et la plupart de eus royaume, et plusieurs autree

Les faits les plus audacieux, Et les plus clignes du tonnerre, Qui firent jamais à la terre Sentir la colère des cieux?

0 que nos fortunes prospères Ont un change bien apparent 1 0 que du siècle de nos pères Le nôtre s'est fait différent!

La France devant ces orages, Pleine de mœurs et de courages Qu'on ne pouvoit assez louer, S'est faite aujourd'hui si tragique Qu'elle produit ce que l'Afrique Auroit vergogne d'avouer.

Quelles preuves incomparables Peut donner un prince de soi, Que les rois les plus adorables N'en quittent l'honneur à mon roi?

Quelle terre n'est parfumée Des odeurs de sa renommée ?

puis, en riant, dit que pour le moins il lui avoit fait belle peur. Ce fou s'appeloit Jacques des Isles, natif de Senlis, praticien et procureur audit lion, et transporté dès longtemps de son esprit; lequel, à cette occasion, sulon la déposition des procureurs mêmes dudit Senlis, avoit été chassé do leur siège, et l'en avoient ôté comme fou et furieux. » Malgré une folie aussi bien constatée, les juges voulaient l'envoyer au gibet; « mais le roi ne le voulut jamais permettre, disant qu'il en faisoit conscience. »

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