SUR L'ËMPLOI DE LÂ VIE
lis myrte et le lotus 5 sous ce tranquille ombrage > M'oi&ent un lit commode et frais ^ Awi», je Yeux boire li longs traits ,
Nonchalamment couch^sur leur tendre feuillage.
Que le fils de Vénus , esclave officieux , Relevant d*un air gracieux Les plis de sa robe flottante y
M'y verse de Bacchus la liqueur pétillante.
ISTous voyons fuir nos jours ^ emportes par le Temps^
Ainsi qu'un char léger vole dans la carrière ; Et de nous> dans quelques instants,
*Tout ce qui restera , c^est un peu de poussière.
Pour un marbre insensible à tes vaines douleurs
Pourquoi garder ce vin, ces parfums et ces roses ?
i64 ODE^ D*ANAGH£QN.
Tant q«e je yi$ encor » de ces Aouces odeuis
J'aime bien mieux que tu m'arroses > Que tu me couvres de ces fleurs.
Tresse donc itm couromie ; appelle mon amie : Avant de voir Pluton et les danses des morts^ Dans les ris et les jeux, dans d aimables transports Je ptéleuds oublier les chagrins de la vie.