‹ Œuvres poétiquesChapitre 20 sur 54 · SUR UNE COUPE · texte numérisé non relu

SUR UNE COUPE

Gtraud artiste , je yeux une coupe élégante.

Digne du Dieu channant qui règne sur les fleurs. " Je prétends que d'abord ta main y représente Ce doux Printemps qui donne à la rose naissante Ses parfums délicats et ses tendres couleurs ; Puis 9 creusant du métal la surface brillante ,

Grave*8-y de joyeux buveurs.

Quici rien d'étranger à Baccfaus » à sa gloire , Ne souille ton burin naïf et gracieux :

* Garde-toi d'y graver quelque tragique bistoire \

Mets-y plutôt ce dis du plus puissant des Dieux , Cet aimable Bacchus qui créa Fart de boire, lia rdnc'des désirs j des amoureux travaux»

ODES D'ANACRÉON. igt

Cypris y doit paroître , amenant THyménée.

Sous le poids des raisins vers la terre inclinée Qu'une vigne superbe , étendant ses rameaux , Et de pampre étalant des guirlandes flottantes , M'offre sous son feuillage, au fond de ses berceaux? Les Amours désarmés et les Grâces riantes.

Joins-y quelques enfants dont les beautés touchantes Près du groupe divin plairont encore aux yeux; Et que le blond Phébus à leurs danses décentes Mêle ses pas harmonieux.

TOUT ROIT DANS LE MQNDE.

La terr« boit h» ea^i du cie^.^^,^^^ Boit la sève qui le féconde ;

DecentfleuTealamer boit Tondjerfy ^ • Le soleU la boit à son tour ; ' ^

Pour éclairer la nuit profonde , ^'^'^^^î'^ ^

La lane boit les feôx du jo^r • ' T^^^ Gbersamis, oue Baceha8,coiifonde# > ^ Cessons d'inutiles débats j ^/J^.

Et > puisque tout boit dans le monde , Pourquoi doue ne boirois-je pas?

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ODES O'ANACREON

A SA ilAITBESSE.

OK loin des chaDiii64l^]ltt)]i , Pliobé, jadis si belle j

affreux rocher di^-on , Garde la forme ëiemeUe ; Et tu Tois daa« Tluirondelte' La ûlle de Pandioa.

Gomme elles , dans noa ivresse , Changeant de fome et de nom p Que ne suis-je , à ma maîtresse »

Ou le miroir qui , sans cesse , Réfléchit tes deux afipas y Ou la pourpre qui caresse Tes membres si délicats !

194 ODES D'ANACRÉOIf.

Que ne suis-jc , à mon amie»

L*eau dont le» flots amoureux De ton corps voluptueux Baignent la forme arrondie ! Que ne suis-je Pambroisie Qui parfume tes cheveux !

Sur ton sein, dans ma folie.

Je f erois vœu d*étre encor La bandelette jolie ' Qui presse un si eher trésor ; Je voudrois, perle mobile , Glisser sur les blancs contours D'un col que tous les Amours Ont choisi* poifir lettr asilé»

Par un autre enchantement, Puissérje prendre la place Du cothurne qui s*eidace- AutÔur de ton pied charmant !

£)D£S 0-ANACfi£ON. ig5

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