LE PRINTEMPS
Vois comme au printemps tout sguiit :
Les Grâces font fleurir la Rose ; L'air se tailj le flot s*as8oupit, £t sur le sein des mers repose.
Dans ce cristal brillant et pur Déîà le cygne plonge et nage , Tandis que roiseau de passage Fend lentement un ciel d'azur.
Do jour plus douce est la lumière ^ Les sombres nuages ont fui ; Des trésors qu'enferme la terre Le germe s*est épanoui.
La vigne a repris sofl ombrage ^ L'olivier , son fruit, sa fraîcheur : * Sur les rameaux , sous le feuillage , Partout naît le fruit ou la fleur«
ODËS D'AiJiÂCBËON.
xxxvin.
ÊLOG£ DE LA VI£1LLËSS£L
J s suis vieux , ci dans l'art de boire Les jeunes gens les plus hardis Me cèdent encor la Tictoirc.
Si , d'un pied léger , je bondis Et frappe en cadence la terre, * * D*an appui mon bras n'use guère $ £t cette outre aux flancs arrondis Est le bâton que je préfère.
Qui Tent me disputer le pris ?
J'attends ce rival sous la treille.
Remplis ma coupe > aimable enfant !
Remplis-la de ce vin brillant , Plus doux que les sucs de TabeiUe.
934 OWS D'AtfACaÉOM-
J*en conviens» amis» je suis vieux :
Hais pourquoi m'en mettrois-je en peine ?
Hé bien ! dans vos ébats joyeux Timiterai le vieux Silène»
ODES lyAMACBÉOIf
son IVRESSE.
Qaivo je hoU , mon coeur ftmiitpprté 9
Dans les accès M 9
Aux M«i8cs zend de douj^ hommages. .
Quand je bois > de mon frout rôveur
Le vin dissipe les mages ;
Et j loin de moi» les nom orages
Emportent soudain ma douleur.
Quand je bois , mon àme charmée Avec Baccbus va parcourant De r£ther la plaine embaumée , D*un vol plus léger que le veni;.
Quand je bois , sur âbn front fenlace Les fleurs brillantes des Amours , Et'îe chante alors avec grâce Le bonheur des paisibles jours.
aa6 ODES D ANACHÉOM.
Quand )e bois > quand la loUe ivresse S'empare de mes sens émus, Des parfums sur moi répandus Baignant le sein de ma maîtresse , Dans ses bras je chante Vénus.
Quand je bois , au fond de ma coupe Je pnise les ris et lès jbux , Et des danseurs mon pied joyeuK Anime Tagréable troupe.
Boire > m*eniTrér> boire encor.
Est le seul bonheur que j'envie; Je suis satisfait de mon sort.
Si je quitte, en buvant , la vie :
Car tout vient finir à la mort.
ODES D'ANAGRÉPN.