AU NOM DES HABITANS DE BOURGUEIL
VOUS voyant habiter des terres désolées Où tout est par le feu destruit et saccagé, De soucis combatu, de périls assiégé, Passant mesme les nuits de soin entremeslees :
Nous cueillons à regret par ces fresches vallées Les fruits délicieux dont leur flanc est chargé, Et de ces beaux iardins 011 Zephyre est logé, Nous foulons à regr^et les plaisantes allées.
Non qu'estant deuenus de nous-mesme ennemis Nous ayons en horreur les délices permis Dont entre tant de maux le bien nous daigne suiure
Mais vn public ennuy dedans Tame nous poind. Voyant que loin d'icy vous ne ioiiissez point De l'aise et du repos où vous nous faites viure.