‹ Œuvres poétiquesChapitre 218 sur 226 · RÉPONSE AU DIT BERTAUT · texte numérisé non relu

RÉPONSE AU DIT BERTAUT

ENCOR JEUNE D'ENUIRON i8 ANS, PAR LE DIT DE BOURGUEVILLE.

Ton escrit , ieune enfant , me donne vn grand espoir, Par tes vers bien limez, qu'en fin tu paruiendras A ce haut mont Parnasse, et puis que tu boiras De ceste eau cahaline à longs traits iour et soir.

Puis estant abbreué tu te pourras asseoir Sur vn roch asseuré : Et la distilleras

Appendice.

Aux siècles aduenir tes vers dont tu auras Un renom immortel. Or là te puisse veoir.

le n*escris toutes fois ce sonnet pour mémoire D'estre si haut loué par les vers, dont la gloire le reiette, scachant que mon bras est débille,

Que ma muse flestrit, n'ayant plus ceste grâce De rien dire ou dicter qui soit de bonne grâce. Voilà, amy Bertaut, ce que peut Bourgueuille.

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