‹ Œuvres poétiquesChapitre 101 sur 168 · AGAMEMNON, ACHILLE · texte numérisé non relu

AGAMEMNON, ACHILLE

ACHILLE

Un bruit assez étrange est venu jusqu'à moi, Seigneur ; je l'ai jugé trop peu digne de foi. On dit , et sans horreur je ne puis le redire , Qu'aujourd'hui par votre ordre Iphigénie ez^re ; . Que vous-même , étouffant tout sentiment humaiii* Vous l'allés à Calchas livrer de votre main.

On dit que, sous mon nom à l'autel appelée.

Je ne l'y conduisois que pour être immolée; Et que, d'un faux hymen nous abusant tous deux. Vous vouliez me charger d'un emploi si honteux. Qu'en dites-vous, seigneur? Que faut-il que je pense? Ne ferez- vous pas taire un bruit qui vous offense?

AGAMEMNON

Seigneur, je ne rends point compte de mes desseins. Ma fille ignore encor mes ordres souverains ; Et , quand il sera temps qu'elle en soit informée , Vous apprendrez son sort, j'en instruirai l'armëe.

ACHILLE

Ah ! je sais trop le sort que vous lui réservez.

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