‹ Œuvres poétiquesChapitre 153 sur 168 · THÉSÉE, PHÈDRE · texte numérisé non relu

THÉSÉE, PHÈDRE

• PHEDRE

^ Seigneur, je viens à vous , pleine d'un jliste effroi; Votre voix redoutable a passé jusqu'à moi :

Je crains qu'un prompt effet n'ait suivi la menace. S'il en est temps encort, épargnez votre race. Respectez votre sang ; j'ose vous en prier :

Sauvez-mq^ de l'horreur de l'entendre crier f Ne me préparez point la douleur éternelle De l'avoir fait répandre à 1^ main paternelle.

THESEE. •

Non, madai|^, en mon sang ma main n'trpoint trempé ; JVfais l'ingrat toutefois ne m'est pomt échappé»; \lne immortelle maift de sa perte est cnargée , Nfbtune me la doit; et vous sertz jrengée. ,

* , ^HÉDRE.

r^eptune Vous la doit ! Quoi ! vos vœux irrj^s...

• THÉSÉE

Quoi ! craignez-vous déjà qu i|; ne soient écoutés ? Joignez-vo^ bien jllutôt à jnes v(|pi]^légîlimes : Dans^oute Kur noceur retracez-moi ses crimes; Échauffez iiS% transports trop JenU . trojp retenus. Tous ses crimes eMdr ne vous stnt pas connus :

268 PHÈDRE

Sa fjireur contre vous se répand en injures ; Votre bouche , dit-il , est pleine d'impostures ; 11 soutient qu'Aricie a son cœur, a &a foi , Qu*h l'aime.

PHEDRE

t Quoi , seigneur'. •

• THÉSÉE

Il l'a dît devant moi : Mais je sais rejeter un frivole artifice.

Espérons de Neptune une jyompte jiifetica :

Je vais moi-même encore au pied de ses autels Le prasser d'accomplir ses serments immortels.

Page 1