ACTE II. 4i
Qu'une mère infidèle , un frère audacieux , Vous présentent en vain leur exemple odieux ! Oui , mon fils , c'est vous seul sur qui je me repose , Vous seul qu'aux grands desseins que mon cœur se propose J'ai choisi dès long-temps pour digne compagnon , L'héritier de mon sceptre , et sur- tout de mon nom. Phamace, en ce moment, et ma flamme offensée. Ne peuvent pas tout seuls occuper ma pensée : D'un voyage important les soins et les apprêts , Mes vaisseaux qu'à partir il faut tenir tout prêts , Mes soldats , dont je veux tenter la complaisance , Dans ce même moment demandent ma présence.
Vous cependant ici veillez pour mon repos; JD'un rival insolent arrêtez les complots :
Ne quittez point la reine ; et, s'il se peut, vous-même Rendez-la moins contraire aux vœuxd'un roi quil'aime; Détoumez-la , mon fils , d'un choix injurieux : Juge sans intérêt , vous la convaincrez mieux. En un mot, c'est assez éprouver ma foihlesse: Qu'elle ne pousse point cette même tendresse. Que sais-je ? à des fureurs dont mon cœur outragé Ne S9 repentiroit qu'après s'être vengé.
42 MITHRIDATE