‹ Œuvres poétiques; précédées d'une étude sur André Chénier (volume 2)Chapitre 36 sur 173 · Vers 99i et suiv · texte numérisé non relu

Vers 99i et suiv

Comme on feiut qu'au printemps d'amoureux aiguillons La cavale agitée erre dans les vallons, Et, n'ayant d'autre époux que l'air qu'elle respire, Devient épouse et mère au souffle du zéphire.

Une des causes des erreurs primitives, c'est que l'on pi'3nd pour principe ce qui ne l'est pas.

Ne pas oublier de parler de la magie et des sorciers qui ont été mis à mort comme tels et de leur aveu.

Après une courte mais brûlante description des cruautés superstitieuses, s'écrier avec une impitoyable ironie : Bien, bien, mes amis, égorgez vos frères parce qu'ils ne pensent pas comme vous, que... un torrent de bêtises.

Origine des sottises religieuses... L'homme, égaré de la voie, effrayé de quelques phénomènes terribles, se jetant dans toutes les superstitions. Le feu, les démons. Cornes, griffes, queue... Ainsi, le voyageur, dans les terreurs de la nuit, regarde et voit dans les nuages des centaures, des lions, des dragons et mille autres formes fantastiques. Les superstitions prirent la teinture de l'esprit des peuples, c'est-à-dire des climats. Rapide multitude d'exemples. Mais l'imitation et l'autorité changent le caractère ; de là souvent un peuple qui aime à rire ne voit que diables et qu'enfer.

Lorsqu'il sera question des sacrifices humains, ne pas oublier ce que l'on a partout appelé les jugements de Dieu. Les fers rouges, l'eau bouillante, les combats particuliers. Que d'hommes dans tous les pays ont été immolés pour un éclat de tonnerre ou telle autre cause ! Cette manie de croire que les dieux avaient l'œil sur toutes leurs petites disputes, et qu'aux plus frivoles occasions un miracle viendrait violer les lois de la nature.

Partout sur des autels j'entends mugir Apis, Bêler le dieu d'Ammon, aboyer Anubis.

f2 POÈMES

Les premiers hommes sacrifiaient de l'herbe. — V. Graevius sur Hésiode, p. 40. Et là même un morceau du livre ds Porphyre : de l'abstinence de la chair des animaux.

La vie humaine, errante, et vile, et méprisée, Sous la religion gémissait écrasée.

De son horrible aspect menaçait les humains. Un Grec^ fut le premier dont l'audace affermie Leva des yeux mortels sur l'idole ennemie. Rien ne put l'étonner. Et ces dieu.x tout-puissants. Cet Olympe, ces feux et ces bruits menaçants Irritaient son courage à rompre la barrière Où, sous d'épais remparts obscure et prisonnière, La nature en silence étouffait sa clarté. Ivre d'un feu vainqueur, son génie indompté, Loin des murs enflammés qui renferment le monde, Perça tous les sentiers de cette nuit profonde, Et de l'immensité parcourut les déserts ; Il nous dit quelles lois gouvernent l'univers, Ce qui vit, ce qui meurt, et ce qui ne peut être. La religion tombe et nous sommes sans maître; Sous nos pieds à son tour elle expire ; et les cieux Ne feront plus courber nos fronts victorieux.

Les hommes réunis en société commencèrent à avoir des lois simples... Pour les mariages entre autres ; car auparavant l'homme...

Et quand sa faim vorace, au pied d'un chêne antique. Avait su du vil gland tombé de ses rameaux

i. Èpicure. Ce morceau est iinilé et presque traduit de Lucrèce.

Disputer la pâture aux plus vils animaux, Un besoin plus terrible, une faim plus brûlante. Livrait à ses efforts une esclave tremblante Qui, bientôt de ses bras chassée avec horreur, Allait d'un nouveau maître assouvir la fureur. Mais sitôt que Cérès par des lois salutaires Des humains réunis fit un peuple de frères,

Alors

Une foi mutuelle unit les hyménées.

A la fin...

Cérès, Triptolème, Osiris, etc.... Bacchus.

Plenis spumat vindemia labris^.

Cérès législatrice. Legiferœ Cereri. Virg. *.

(Tout à la fin)

La guerre, affreux objet des larmes maternelles.

Insolabiliter deflebimus, etc.. Parler là ou ailleurs an second chant de tous les rites mortuaires, cheveux coupés sur la tombe, effusions de vin, etc.

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