‹ Œuvres poétiques; précédées d'une étude sur André ChénierChapitre 100 sur 232 · MINERVE · texte numérisé non relu

MINERVE

Parmi les fables à employei", Tirésias aveugle poui- avoii' vu Minerve toute nue. Properce en parle. Il reste là-dessuy une belle élégie de Callimaque.

Tirésias voudrait que jamais l'Hippocrène 2

N'eût reçu dans ses eaux la déesse d'Athène,

Et, négligé des rois 3, ignorer le destin '',

Et le vol des oiseaux ^, de l'avenir certain.

Il paya cher ^ de voir cette vierge invincible

Dépouiller et le casque et la gorgone horrible '^.

Ce sein, ces flancs sacrés s, inconnus même aux dieux,

Sont les derniers objets que purent voir ses yeux 'K

Quoique chère à Pallaa^o^ les plaintes de sa mère ^i

Essayèrent en vain ^'^ de rouvrir sa paupière.

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