Édition
3. Le poète a désigné les Jeux interlocuteurs par A et B. Les prc»
Sans répondre à la voix; des époux mugissanls, Elle se môle aux jeux de ses frères naissants. Le fruit encore vert, la vigne encore acide Tentent de ton palais l'inquiétude avide. Ya, l'automne, bientôt succédant à des fleurs, Saura mûrir pour toi leurs mielleuses liqueurs. Tu la verras bientôt, lascive et caressante, Tourner vers les baisers sa tète languissante. Attends. Le jeune épi n'est point couronné d'or ; Le sang du doux mûrier ne jaillit point encor; La fleur n'a point percé sa tunique sauvage ; Le jeune oiseau n'a point encore de plumage. Qui prévient le moment l'empêche d'arriver.
Qui le laisse échapper ne peut le retrouver. Les fleurs ne sont pas tout ! le verger vient d'éclore. Et l'automne a tenu les promesses de Flore. Le fruit est mûr, et garde en sa douce àpreté D'un fruit à peine mûr l'aimable crudité. L'oiseau d'un doux plumage enveloppe son aile. Du milieu des bourgeons le feuillage étincelle. La rose et Damalis de leur jeune prison Ont ensemble percé la jalouse cloison.
Efl'rayée et confuse, et versant quelques larmes, Sa mère en souriant a calmé ses alarmes. L'hyménée a souri quand il a vu son sein Pouvoir bientôt remplir une amoureuse main.
cédents éditeurs ont substitué k ces lettres, tantôt Arcas et Palémon, tantôt Arcas et Bacchylis. — Nous adoptons les deux noms sous lesquels la pièce est le plus ancicnnemeut connue.
70 BUCOLIQUKS
Sur le coing parfumé le doux printemps colore Une molle toison intacte et vierge encore. La grenade entr'ouverte au fond de ses réseaux Nous laisse voir l'éclat de ses rubis nouveaux.